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« En route ensemble »

Avril 2026

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2ème dimanche de l’Avent

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (3,1-6)

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

Homélie

L’Evangile que nous venons d’entendre, énumère tout ce qui comptait à l’époque !!! Empereur, gouverneur, princes, grands prêtres !!! Tibère, Ponce Pilate, Hérode et Philippe, Anne et Caïphe !!! Des hommes de pouvoir, et pourtant que reste-t-il d’eux aujourd’hui ??? Pas grand-chose, et probablement encore moins !!!

Mais voici qu’au désert, loin des cours et des palais, voici qu’un autre nom surgit, une autre voix se fait entendre, un homme se lève et parle : « Préparez, nous dit-il, le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. » Jean-Baptiste, qui mourra pour cela. Un homme de pouvoir, mais le pouvoir au service d’une Parole qui le dépasse, d’un autre plus grand que lui et dont il prépare le chemin ! Le vrai pouvoir celui qui trouve son accomplissement dans le service désintéressé !

A toutes les époques, des femmes et des hommes, comme autant d’autres Jean-Baptiste, surgiront du désert pour redresser la pente et montrer le droit chemin. Celles et ceux qui se feront un nom, comme Benoît et Thérèse, Dominique et François. Comme Nicolas dont c’est la fête le 6 décembre ! Et puis celles et ceux qui, humblement, patiemment, luttent pour que soient droits les chemins tortueux.

Et nous, en sommes-nous ? Car c’est à nous maintenant qu’il revient de préparer le chemin du Seigneur et d’aplanir sa route. Pas seulement en choisissant la couleur du papier qui va emballer les cadeaux que nous offrirons à Noël, le nombre d’épices à mettre dans le vin chaud, ou la couleur des boules qui orneront nos sapins, tant que nous avons encore le droit de mettre un sapin !

Mais en étant celles et ceux qui remettent sur la route celles et ceux qui tombent ou restent sur le bord du chemin ! Pour que celles et ceux qui souffrent de la haine, de l’oubli, du rejet, de l’abandon, du mépris, de l’exclusion, du harcèlement, de la guerre, des inégalités, des injustices, des violences de toutes sortes, puissent reprendre la route, en toute liberté.

Nous sommes ce peuple qui doit sortir de son désert pour préparer le chemin du Seigneur : et ce n’est pas facile de déblayer nos vies encombrées, de rendre droit ce qui est tortueux, d’aplanir toutes les déformations que les blessures de la vie et toutes sortes de difficultés ont accumulées en nous et autour de nous… Ce temps béni de l’Avent nous est offert pour nous en donner les moyens, pour un mieux-être, un mieux vivre. Mais comment ?

Saint Paul, dans la 2ème lecture prie pour que nous progressions dans la clairvoyance, et pour cela il nous donne le plus sage des conseils : « discerner ce qui est plus important ». Parce qu’il y a quand même des choses plus importantes que les autres ! Est-ce vraiment là que nous mettons tout notre cœur ? Discerner le « plus important », n’est-ce pas ce qui fait le plus cruellement défaut à nos contemporains ? Que les trois semaines d’Avent qui nous restent ne soient pas qu’une course aux courses ! Il est grand temps de prendre du recul, en nous disant déjà que tout n’est pas important, que tout ce que nous vante la publicité n’est pas nécessaire à notre bonheur, loin s’en faut… « Discerner le plus important », pour ne pas nous faire voler le vrai sens de Noël, tant que nous avons encore le droit de prononcer le mot de « Noël » !

Alors oui, à l’invitation de la voix qui crie dans le désert : rabotons les montagnes de notre égoïsme, comblons les fossés de nos indifférences, construisons des ponts de fraternité qui nous rapprochent les uns des autres ; repérons les obstacles, les bosses et les barrières qui empêchent la venue du Seigneur en nous, lui qui frappe à notre porte, lui qui nous aime et veut nous le dire, lui qui nous attend. Avec lui, oui nous avons des raisons d’espérer !

Dans 15 jours, ne vivons pas Noël en oubliant celui qui est être au centre de cette fête. Il n’y avait pas de place pour lui dans les hôtelleries de Bethléem. Y en aura-t-il une pour lui dans notre vie ? Ne nous laissons pas voler l’esprit de Noël, le vrai !