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Avril 2026

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Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Pour entrer dans le Semaine Sainte, voici le dimanche, non seulement des rameaux, mais aussi de la Passion du Seigneur ! Le rouge vient compléter la palette des couleurs…

Par sa Passion, Jésus a été fidèle jusqu’à la mort, fidèle à son amour infini pour le Père, fidèle à son amour infini pour les hommes. Par sa Passion acceptée librement, Jésus vient briser le dynamisme de mort qui est en l’homme, le dynamisme du péché. Péché qui conduit les scribes et les pharisiens à la haine ; péché qui conduit Pilate et la foule à la peur ; péché qui conduit les disciples au sommeil et à la fuite ; péché qui conduit Pierre au reniement. Face à ce déferlement de péché, face à cette spirale de violence, Jésus reste celui qui aime et aimera jusqu’au bout. Jésus reste celui qui pose sur l’homme, même du haut de la Croix, un regard d’amour. Sur chaque homme, sur tout l’homme, Jésus pose un regard d’amour. Un regard qui invite à vivre de l’amour, à vivre par amour.

Bien sûr, voyant l’heure arriver, voyant la coupe s’approcher, Jésus a frémi ; il s’est senti seul. Sur la Croix, il s’est même senti abandonné par son Père. Mais par-delà tout cela, à travers tous ses sentiments, il est resté fidèle. Il a vécu sa Passion et sa mort comme il a vécu sa vie, par amour. Sa mort est une mort donnée comme sa vie fut une vie donnée totalement à la mission que lui avait confiée le Père. La Croix est devenue signe de reconnaissance de ses disciples, le trône de sa gloire. Le trône d’un Roi qui règne en se faisant serviteur. Un Roi qui renonce à ses privilèges. Non, ce Roi n’est pas comme les autres rois ; c’est un Roi qui veut permettre aux autres d’exister. Un Roi dont la toute-puissance est une puissance d’amour qui vient briser la spirale de la haine et de la violence suscitées par le péché.

Contemplant la Croix de Jésus-Christ, il nous faut à notre tour entrer dans cette logique de l’amour, une logique qui conduit au don de soi. En mourant pour tous les hommes, le Christ Jésus a inauguré un monde nouveau. Il ne tient qu’à nous, là où nous sommes de « faire le petit peu qui dépend de nous » selon la belle expression de sainte Thérèse, pour poursuivre ce que Christ a inauguré et lui permettre de porter un fruit de vie.

Oserons-nous, frères et sœurs, pleurer sur nos péchés et nos reniements comme Pierre ? Oserons-nous nous ouvrir à la conversion, en nous faisant serviteur les uns des autres ? Ou alors, comme Pilate, nous laverons-nous les mains devant les situations de détresse et de misère que nous côtoyons ?

En contemplant le Christ en Croix laissons son regard d’amour se poser sur nous, pour dire nous aussi : « vraiment, cet homme est le Fils de Dieu. »