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Avril 2026

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Message pour la Fête-Dieu, Fête du Corps et du Sang du Christ

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (14, 12-16.22-26)

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Homélie

Nous ne sommes pas éternels ici-bas ! Un jour, sonnera pour nous aussi le glas annonçant notre grand passage ! A mesure que les années avancent, la question se fait plus pressante, celle de : "Et après ?" La Foi en Jésus ressuscité nous donne le certitude que cet après ne peut être que bien !

Renversons donc plutôt la question, au lieu de l’après que Jésus "a réglé" pour nous, demandons-nous : "Et avant ?" Qu’est-ce que je vais laisser derrière moi ? De quoi est-ce que je souhaite qu’on se souvienne de moi ? Qu’est-ce que le vais laisser à celles et ceux que j’aime pour qu’ils se rappellent de moi quand je ne serai plus là ? De l’argent ? Une maison ? Peut-être, mais serait-ce suffisant ? Déjà plus, tous les moments partagés, tous les projets menés, tous ce qui a été semé et pourra continuer à pousser !

C’est à partir de cette question, que je nous invite à essayer de comprendre quelque-chose du sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons en ce dimanche, et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.

Regardez l’Evangile de ce matin. Avant de mourir, Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut, c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens. Que de choses essentielles se disent et se passent autour d’une table !

Mais pour le repas de Jésus, dans le : « Faites ceci en mémoire de moi » il y a plus qu’un souvenir. Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l’Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et « Ceci est mon Sang ». C’est plus qu’un souvenir, c’est lui qui est présent avec nous.

On peut donner de son temps… On peut donner de son argent… On peut donner de son énergie, de sa force, de ses convictions… Lui, le Christ, donne son sang, il se donne corps et âme ! Parce qu’il n’a pas dit : « Ceci représente mon corps », encore moins : « ceci symbolise mon sang », il a dit : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ! » Et il fait ce qu’il dit, et il dit ce qu’il fait ! Et il est ce qu’il dit, et il est ce qu’il fait ! Et nous continuons, non pas à symboliser, non pas à représenter, mais à faire non pas en son nom, mais à le laisser faire en nous, lui, lui seul ! Quand nous célébrons l’Eucharistie nous ne faisons pas que de nous souvenir, nous faisons mémoire, nous faisons aujourd’hui, ici, maintenant ! A travers nous, il continue à se donner ici, aujourd’hui et maintenant !

Voyez-vous, c’est quelque chose de spécial, qu’aucune religion n’a, et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur, est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle !

Voilà qui nous oblige, mes amis ! Voilà qui nous oblige, oui, à être à la hauteur de ce don qui nous est fait et à devenir nous aussi comme du bon pain, AMEN !