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« En route ensemble »

Avril 2026

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Pâques

« Il entra, il vit et il crut. » Mais qu’est-ce qu’il a vu ? Le corps du Christ ? Non, il n’est plus là. Un ange ? Non plus. Qu’a-t-il donc vu ? Eh bien, justement, personne… Juste un petit signe : les linges qui ont servi à envelopper le corps du Christ sont bien rangés, et le linge qui avait recouvert sa tête est soigneusement roulé à part, à sa place. Impossible donc qu’on ait volé le corps : où on aurait tout emporté, où on aurait laissé le linceul et les linges en désordre. Mais à part ce signe, rien d’autre. Le disciple bien-aimé, lui qui était resté jusqu’au bout avec Marie au pied de la Croix, ne retrouve plus le corps de son maître. Finalement, il voit qu’il n’y a rien à voir chez les morts. Il constate une absence.

Si vous allez à Jérusalem, au Saint Sépulcre, à l’endroit où la tradition situe l’ensevelissement de Jésus, vous verrez une inscription : « non est hic », « il n’est pas ici ». Ce qui veut dire : cherchez-le partout ailleurs dans le monde, mais pas dans un tombeau.

« Il vit et il crut ». Attentif, le disciple bien-aimé, modèle du croyant, saisit dans le vide du tombeau que le Christ a vaincu la mort. Plus tard, avec Pierre et les autres disciples, il rencontrera le Seigneur ressuscité : il le verra au cénacle montrer ses mains et ses pieds qui gardent les traces des clous, et qui prouvent que c’est bien lui, Jésus le crucifié, qui a traversé la mort ; il mangera avec lui au bord du lac, autour d’un feu, les poissons grillés. Avec les autres Apôtres, le Ressuscité, avant de quitter ce monde, l’enverra annoncer cette bonne nouvelle à tous les hommes.

Et nous aujourd’hui, ses disciples, nous n’avons pas vu le Christ ressuscité, mais nous croyons en lui sur la Foi des « témoins choisis par Dieu » que sont les Apôtres, comme dit Pierre, et aussi sur le témoignage des femmes, les premières messagères de la résurrection.

Nous croyons que Dieu le Père a relevé son fils de la mort, et c’est là le centre, le cœur de notre Foi de chrétiens.

  • « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit saint Paul dans la 1ère lettre aux Corinthiens, notre prédication est vide, vide aussi notre Foi ».
  • Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, les chrétiens ne se rassembleraient pas aujourd’hui dans le monde entier, car toute leur vie est fondée sur la résurrection du Christ.

  • Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, c’est la mort qui a le dernier mot.

  • Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, c’est la haine, le mal, la violence, l’injustice qui ont le dernier mot. Et alors à quoi bon bâtir quelque-chose dans ce monde, puisque le combat est perdu d’avance.

Mais non, nous le croyons, Christ est ressuscité des morts, Christ est vivant. L’amour a été le plus fort.

Déjà dans le récit de sa mort, écouté le dimanche des rameaux et le Vendredi Saint, nous avons vu la force de son amour commencer à triompher : les forces du mal et de la méchanceté humaine se sont déchaînées contre lui, mais elles ne l’ont pas contaminé.

Au contraire, c’est la force de son amour qui transforme tout ce qu’elle touche : Jésus pardonne Pierre qui vient de le renier, à ses bourreaux, au bandit qui meurt avec lui sur la croix en espérant son royaume. « Après la mort du Christ, tous les assistants, à la vue de ce qui s’était passé, s’en retournaient en se frappant la poitrine » ; et le soldat romain déclare en voyant la façon dont cet homme est mort : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu ». Déjà une première victoire de l’amour, qui va éclater au grand jour à Pâques. Le Père, en relevant son Fils de la mort, révèle au monde que son Fils qui a donné sa vie par amour pour le monde, a eu raison de la haine et du mal. Les conséquences sont grandes pour nous :

  • Si le Christ est ressuscité des morts, nous qui avons mis notre Foi en lui, nous ressusciterons avec lui.
  • Si le Christ a vaincu le mal en traversant la mort, c’est pour donner à celles et ceux qui croient en lui, de mourir à leur égoïsme, à leur vie centrée sur eux-mêmes, pour renaître à une vie nouvelle : c’est ce que nous dit Paul dans la 2ème lecture.

  • Si le Christ est victorieux de la mort par le force du Père, alors tout ce que nous faisons à valeur d’éternité : les moindres actes de notre vie familiale, scolaire ou professionnelle sont transfigurés, c’est le Christ vivant qui agit à travers nous.

  • Aujourd’hui encore, quelles que soient notre détresse et nos ténèbres, le Ressuscité nous prend par la main pour nous remettre debout. Il nous donne la force d’aider d’autres à se relever, eux aussi. Témoigner de la Résurrection, c’est transmettre un peu de la joie et la liberté du Ressuscité à nos frères et sœurs. Christ est ressuscité ! Frères et sœurs qui croyez en lui, à vous maintenant, à nous tous, d’en être les témoins ! AMEN.