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« En route ensemble »

Avril 2026

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Profession de Foi 2021, homélie

Ces deux derniers dimanches nous avons eu la joie de fêter la Profession de Foi de 26 jeunes. A partir de l’Evangile de l’apparition de Jésus aux disciples après sa Résurrection, et l’épisode de la rencontre avec Saint Thomas, voici l’homélie partagée en cette étape sur la route de la Confirmation.

Il y a les jours ordinaires et il y a les jours de fêtes ! Si chaque jour était fête, elle deviendrait très vite ordinaire aussi, la fête, si chaque repas était un repas de fête précédée d’un apéro et suivi d’un dessert, très vite, pour la plupart d’entre nous, on en pourrait plus, et il faudrait mettre la barre toujours plus haute pour distinguer l’ordinaire de l’extraordinaire ! Sans extraordinaire, l’ordinaire sera toujours là ; mais sans ordinaire, pas d’extraordinaire possible !

Les dimanches, c’est pareil ! Il y a les dimanches ordinaires, et il y a les dimanches de fête ! Il faut les deux, l’ordinaire, pour assurer l’alimentation quotidienne, l’extraordinaire, pour repartir avec entrain dans l’ordinaire ! Réjouissons-nous donc de vivre quelque-chose d’extraordinaire aujourd’hui à travers cette Profession de Foi, et qui sera encore plus extraordinaire l’année prochaine pour la Confirmation, mais ne négligeons pas l’ordinaire qui nous y a amené et vers lequel nous repartirons tout à l’heure, c’est dans l’ordinaire que se joue l’essentiel !

Merci à celles et ceux, qui dimanche après dimanche, vienne pour cela, paroissiens habituels, choristes, lecteurs, sacristains, servants d’autel…

Merci à celles et ceux de la messe du mardi soir à WILWISHEIM, du mercredi et vendredi matin à HOCHFELDEN, du jeudi soir à MINVERSHEIM, de certains vendredis soir à WINGERSHEIM ou à la MAISON DE RETRAITE. Ils ont eu la chance, ces derniers jours de suivre ce qu’on appelle le CALENDRIER LITURGIQUE, le calendrier de l’Eglise. Et fin septembre / début octobre, ce calendrier comporte de beaux trésors à célébrer, de beaux trésors qui sont des personnes devenus, pas tant des modèles à imiter, ils sont datés de leurs époques, plutôt des exemples pour nous !

Il y a d’abord, fêtés le 29 septembre, les ARCHANGES : Gabriel, Michel et Raphaël. ARCHANGE, à la tête des Anges, une place spéciale, messagers ! La Bible nous les présente comme les envoyés de Dieu, pour faire connaître aux hommes un message venant de lui (Gabriel fait à Marie l’annonce de l’Incarnation), les accompagner sur la route du quotidien (Raphaël guide et conseille Tobie au cours de sa mission), ou combattre avec nous et pour nous et nous défendre contre le mal (mission attribuée à Michel). Le 2 octobre on y joint les anges gardiens, qui nous rappellent premièrement que nous ne sommes pas seuls, qu’il est avec nous, et en même temps ce que nous devons être les uns pour les autres !

Le 30 septembre, est fêté Saint Jérôme, étudiant brillant, baptisé à 19 ans, cherche sa vocation, se met à voyager, passe deux années dans le désert pour méditer la Parole de Dieu, va à Antioche et Constantinople pour apprendre le grec et devenir prêtre, toujours indécis sur ce qu’il doit devenir, il retourne à Rome, devient le secrétaire du Pape. Un homme brillant, mais vous savez quoi, avec un caractère épouvantable, à tel point qu’il doit quitter Rome pour Bethléem, ou il se brouille avec tout le monde tellement son caractère est épouvantable.

Et pourtant, son travail sur la Bible le classe quand même parmi les Saints ! Ils ne sont pas parfaits, ils ont même de sacrés défauts pour certains, mais ils utilisent leurs qualités, ce pour quoi ils sont doués, au service des autres. Pas comme ceux, qui ne deviendront jamais Saints, parce qu’ils utilisent leurs défauts contre les autres, pour faire du mal, comme ceux dont parlera le rapport qui sera rendu mardi, rapport concernant les 70 dernières années, sur les abus commis par certains prêtres, des loups déguisés en brebis, comme il y en a eu dans bien d’autres institutions ou groupes humains, ou familles, ce qui grâce aux actions entreprises, notamment dans notre Diocèse, ne doit plus jamais être possible, ni là, ni ailleurs. Vous trouverez un message de la Conférence des Evêques de France dans le bulletin paroissial, en novembre ce qui a été entrepris dans le Diocèse, et en décembre comment nous le mettons déjà en pratique. Rappelons-nous que dans les pires périodes de l’histoire, se sont aussi levé les personnes les plus admirables, des fleurs parfois sur des tas de fumier, des lumières dans l’obscurité la plus épaisse. Des ombres et des lumières, tout au long de l’histoire, heureusement des lumières.

Comme Saint François d’Assise, qui sera fêté lundi, le 4 octobre. Qui commence par une jeunesse agitée avant de se convertir et devenir celui qu’il est devenu, l’un des plus grands Saints, suivis dans la vie religieuse aujourd’hui encore par bien des femmes et des hommes. Saint Augustin se sera pareil, une jeunesse agitée, bien des larmes versées par sa mère, jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre personnelle avec le Christ. Comme Sainte Thérèse de Lisieux, fêtée le 1er octobre, qui a 15 ans à l’audace d’aller à Rome pour supplier le Pape de lui permettre d’entrer au Carmel !

Et je pourrai en citer encore des milliers et des milliers qui ont vécu leur Foi, à travers les hauts et les bas, les certitudes et les doutes, parce qu’avoir la Foi ce n’est pas avoir des certitudes, mais être porté par une formidable espérance, celle d’être aimé et donc de pouvoir aimer en retour, celle d’être accompagné sur notre chemin par celui qui nous rejoint là où nous sommes et là où nous en sommes ! Comme Thomas, dans l’Evangile, dont on a fait le symbole du doute, mais dont on devrait faire le symbole de la Foi ! Il a douté ? Encore heureux ! Une Foi qui ne doute pas est une Foi morte, mes amis ! Mais le doute, dans le sens positif du terme, pas celui qui nous dit qu’il n’y a rien à trouver, par paresse, par indifférence, on laisse tomber ! Non, le doute qui pousse à chercher, à lire, à discuter ! C’est bien ce que nous voulons continuer à faire, mes amis, dans cette année qui nous sépare de la Confirmation. Rassembler nos questions pour chercher les réponses ensemble, pas des réponses toutes faites ! Sentir aussi que nous sommes sur le même bateau, et qu’en ramant à peu près au même rythme dans la même direction, nous arriverons là où nous sommes attendus ! AMEN.