Voeux pour Pâques

Fête de la vie retrouvée !

Paradoxal, mes amis, paradoxal ! Nous vivons la fête par excellence de la libération : confinés ; en attente d’une annonce qui nous dira combien de temps nous resterons encore enfermés ! Et voici, que nous fêtons la Résurrection ! Paradoxal ! Mais c’est peut-être en cette année 2020, au cœur de cette épreuve, que nous avons besoin d’entendre le message de l’ange qui nous invite à ne pas avoir peur, et à ne pas chercher le Christ parmi les morts, mais parmi les vivants !

Laissons-le ressusciter en nos cœurs, en nos vies, en nos maisons ! Ne nous laissons pas voler la joie de Pâques, qu’aucun virus ne nous empêche de vivre en ressuscités. Vivons ce que nous avons à vivre, mais, avec cet état d’esprit, commençons à réfléchir à l’après. A partir de Pâques, plus rien ne sera comme avant pour les disciples. Qu’après cette période particulière, qu’après cette forme de Carême qui va encore se poursuivre, rien ne soit plus pareil pour nous non plus, mais encore plus beau, encore plus vrai !

Et commençons dès maintenant ! Par tous les gestes de partage que nous oserons, tous les regards de compassion que nous poserons, toutes les paroles d’encouragement que nous donnerons, dans la bienveillance et la bonté dont nous faisons preuve ! Mes amis, s’il est descendu aux enfers c’est pour nous faire monter avec lui, pour que nous soyons des vivants, des vrais, et pour que nous fassions, par notre vie, de cette terre, le début du Paradis !     

Curé Olivier Miesch

Amis lecteurs, amies lectrices,

Sans doute êtes- vous, comme nous, inondés de commentaires et de conseils de tous genres concernant notre situation de confinement, pour enrayer la pandémie !

Permettez- nous d’apporter une touche de fraicheur, de légèreté, d’esprit printanier……..Permettez-nous d’apporter un souffle franciscain de la tendresse du Ressuscité, pour envelopper toutes les personnes impliquées dans cette épreuve ! Bien sûr les soignants en première ligne ! Que ce souffle bienfaisant vienne se reposer sur chacun de nous ! Tout d’abord, n’oublions pas : rien n’empêche le soleil de rayonner…..rien n’empêche les oiseaux de chanter……

Permettez-nous de rêver un peu avec vous, pour habiter ce temps particulièrement propice à l’intériorisation, en vue d’en faire une œuvre constructive ! Chacun retiré dans son confinement….chacun appelé à se distancer de l’autre pour nous protéger et protéger l’autre….Pourtant, jamais, nous n’avons pris autant conscience que chacun est lié, comme frère et sœur, à l’humanité entière ! Chaque jour aussi, les détresses de la planète entière viennent se poser à nos pieds, par l’intermédiaire des réseaux sociaux, dans notre salon. Ces détresses nous visitent, nous émeuvent. Que pouvons-nous en faire ?

De notre fenêtre, nous avons la possibilité de poser des actes concrets d’accueil, en saluant nos voisins les plus proches : les résidents de l’unité de vie protégée de la maison de retraite, déambulant dans leur jardin, très éloignés de nos préoccupations et angoisses sanitaires et économiques ! Un sourire partagé…..un geste d’amitié…..une parole offerte de notre part……une parole souvent incompréhensible de leur part…..Peu importe ! Tout est bon pour mobiliser l’amitié, pour maintenir un lien avec ces personnes…..confinées depuis si longtemps…..dans leur esprit et leur corps ! Dans leur regard s’allume parfois une étincelle de lumière ! N’est- ce pas une étincelle du Ressuscité bien vivant dans leur vie !

Revenons à notre rêve, si vous le voulez bien ! La semaine sainte nous conduit à Pâques ! Tout au long de l’histoire passée, bien des épreuves ont jalonné la route de l’humanité y compris le peuple de Dieu. Toujours une porte s’est ouverte et une lumière a jailli. Nous y reconnaissons la fidélité et l’amour sans faille de notre Dieu. C’est notre conviction et notre espérance ! Aujourd’hui encore et plus que jamais, nos vies sont entre ses mains. Chaque matin, le soleil se lève….et chaque soir les étoiles s’allument : le Créateur continue de les appeler et elles répondent toutes comme au premier jour. Est-ce donc un rêve de souhaiter que chacun de nous sera prêt à répondre à l’appel de notre Créateur, à plus de fraternité….à plus d’espérance en vue de construire ensemble un monde meilleur ?

Est-ce un rêve de croire que nous pouvons poursuivre l’édification de notre maison  commune qu’est la planète, où chacun continue à donner le meilleur ?

Est-ce un rêve de penser que l’humain sera gravé au cœur  de nos communes  préoccupations mondiales ?

« Rester à la maison, c’est sauver des vies » nous est répété sans cesse ! Quelle belle œuvre à réaliser en communion avec Jésus ! Ce petit virus nous offre encore du temps pour laisser grandir notre rêve et nous préparer à notre future mission de tendre, chacun à sa place, et tous ensemble, vers une nouvelle communauté humaine où il n’y aura plus de dominants et de dominés, où le pouvoir sera service, et où tous les hommes seront frères, comme Jésus nous le demande ! Voilà notre rêve à vivre.

Pour finir, nous vous livrons une image à méditer. Une antique tradition veut que le Christ, aussitôt après sa mort sur la Croix, soit descendu dans les profondeurs des enfers pour y réveiller Adam et Eve  et les tirer à la lumière. Entre nous, Jésus aura de quoi faire pour tirer toute notre humanité de cette ambiance de mort que ce petit coronavirus a semé sur toute la planète ! Faisons le pari que Jésus en a le pouvoir…….mais pas sans chacun de nous !

PAIX et BIEN à vous tous !

Les sœurs de saint François d’Assise de Hochfelden,

Marie Paule et Bernadette

Vœux de Pâques à la Communauté de paroisses

Sœurs de FRIEDOLSHEIM

En 1762, notre Fondateur, Jean-Martin MOYË, prêtre du diocèse de Metz, envoya nos premières Sœurs à la campagne, surtout dans les hameaux les plus abandonnés, pour y tenir des écoles gratuites pour les filles et instruire la population jeune et moins jeune des mystères de la foi. Après des débuts prometteurs, l’Evêque du diocèse de Metz lui fit interdire d’ouvrir de nouvelles écoles. Une rude épreuve, dont Jean-Martin MOYË parle en ces termes : « Je fus réduit à une espèce d’agonie… un état crucifiant. » Mais, dans le même temps, il ajoute : « Je sentis renaître en moi comme un souffle de vie, une étincelle d’espérance, une sorte de résurrection, plutôt dans le cœur que dans l’esprit…. J’étais assez étonné de sentir cette espèce de résurrection en moi. »

La crise sanitaire que nous traversons nous met, elle aussi, et de multiples manières, à rude épreuve, dans nos vies personnelles et collectives et nous unit au Christ dans sa Passion. Mais, nous le croyons, la Vie aura le dernier mot ! La Résurrection du Premier-né d’entre les morts en est le gage ! Qu’en cette fête de Pâques, comme Jean-Martin MOYË, nous sentions renaître au fond de nos cœurs « comme un souffle de vie, une étincelle d’espérance, une sorte de résurrection » !

C’est notre prière et les vœux que nous formulons pour chacune et chacun d’entre nous !

Les Sœurs de la Divine Providence de Saint Jean de Bassel, en communauté à Friedolsheim

Sœurs Anny, Christiane, Francine, Françoise, Madeleine et Odile

A chaque fête de Pâques, nous relisons le même récit de Jean, avec toutes ces personnes qui courent, Marie Madeleine, Pierre et le disciple que Jésus aimait. Cette année cela m’embête, vu que nous n’avons guère la possibilité de courir. Rien ne nous empêche alors de relire aussi les autres récits racontant ce que les apôtres ont éprouvé tout de suite après la résurrection de Jésus. Ces expériences sont à la fois belles et fragiles comme un service de porcelaine.

En effet, les apôtres voudraient transmettre une expérience très forte qu’ils ont vécue. Mais ils ne trouvent pas les mots pour en parler, parce qu’elle est trop particulière, trop énorme. Ils savent ce qu’ils veulent dire mais ils ne savent pas comment le dire. Nous avons rencontré celui  que nous avons vu mourir sur une croix. Il est vivant. Il est différent et pourtant c’est le même. Alors, à défaut de pouvoir le dire clairement, ils l’ont vécu clairement par la suite, allant pour beaucoup d’entre eux jusqu’à donner leur vie. Leur expérience de Jésus vivant était tellement forte qu’ils en sont devenus les témoins jusqu’à la mort.

Ils avaient déjà compris au contact de Jésus qu’ils étaient pleinement aimés de Dieu. Ils venaient de découvrir que l’amour de Dieu ne s’arrête pas avec la mort du corps. Mais comment dire que la vie continue, autrement, pas comme une réincarnation, pas non plus comme quelque chose qui n’a plus rien à voir avec notre expérience terrestre ? Comment dire que la vie est cadeau et qu’il s’agit simplement de faire confiance au Père comme Jésus la fait jusqu’à l’ultime.

Car Pâques ce n’est pas seulement Jésus vivant après le grand passage, c’est aussi pour chacun de nous une porte ouverte sur la vie après le passage de la mort. Ainsi notre vie d’aujourd’hui est comme l’apprentissage de notre vie avec Dieu. Car celui qui fait confiance à Jésus vivant, celui qui croit à la vie au-delà de la mort, celui-là vit autrement sur la terre. Il sait que le trésor, ce qu’il faut garder coûte que coûte et même augmenter, ce n’est pas l’argent, le pouvoir ou les honneurs, c’est l’amour. L’amour qui pardonne, qui reconstruit, qui relève, l’amour qui partage, l’amour qui libère. L’amour qui nous fait vivre déjà sur cette terre à la manière de Jésus, c’est-à-dire de la vie même de Dieu. Voilà dans quoi nous pourrions continuer d’investir après la pandémie.

Car Dieu nous fait, comme aux apôtres, trois cadeaux supplémentaires, parce qu’il faut bien que l’espérance que la résurrection de Jésus a fait naître en nous s’exprime à travers toute notre vie. Dieu nous donne la force de la charité, le courage du témoignage et l’énergie de bâtir le royaume. La force de la charité pour que toutes les personnes qui nous entourent découvrent la bonne nouvelle de la tendresse de Dieu, même au-delà de la mort. Le courage du témoignage, parce que cette bonne nouvelle change complètement notre vie. Nous réagissons autrement dans les coups durs car nous ne sommes jamais seuls. Nous savons que Jésus, mort et ressuscité marche à nos côtés comme un compagnon de route. Et l’énergie de bâtir le Royaume, de faire en sorte que notre terre reste disponible pour tous aujourd’hui et, demain, pour celles et ceux qui nous suivront. Et de cette énergie, nous en aurons encore plus besoin d’ici quelques semaines.

Père Gérard Rebmeister

JOYEUSE FETE DE PAQUES

En Esprit,
je vous souhaite
de voir rassemblée
autour de votre table

La multitude en mémoire
du Christ ressuscité.

Gsundheit.

Alléluia.

Père  Gérard KOCH

Dieu en toutes choses et au centre de nos vies

Comme beaucoup de personnes en confinement je viens d’apprendre un décès : la mort de l’aumônier nationale de police et humanisme. Il s’appelait Noël et si nous aimions, non sans humour, l’appeler nôtre Père Noël ! Cela nous rappelle que Noël, son nom de baptême, correspond à la fête de la naissance de Notre Seigneur et « curieusement » le jour de sa mort est aussi celui de vendredi saint où nous célébrons la mort en croix du Christ. Fort de ces signes, à l’écoute de la providence, c’est plein de confiance que la communauté des policiers chrétiens le porte dans leurs prières de la vigile pascale, une prière remplie de foi en la résurrection et de l’espérance en la nôtre. Les étapes et le cours de nos vies sont remplis de ces signes de Dieu à qui accepte de les entendre. Ainsi ce confinement  nous invite à redécouvrir un chemin plus intérieur qui nous ouvre à la vérité et nous envoie ensuite au large, car toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Le message de Pâques c’est la joie de la victoire déjà acquise que rien ne pourra nous ravir, nous qui aimons Dieu. Un critique pourrait dire :  oui mais le confinement perdure malgré cette fête pascale et son octave ! Alors que son regard se porte sur les apôtres qui, après la mort et la résurrection de Jésus, sont restés encore 50 jours confinés dans l’intériorité et la prière jusqu’à la venue de l’Esprit Saint. Il a fallu ce temps, celui de Dieu, pour que ce qui était intérieur puisse s’ouvrir sur l’extérieur par l’impulsion de l’Esprit Saint ou, pour reprendre un slogan de pub, « ce qui est à l’intérieur se voit à l’extérieur ! » et le résultat ? 3000 conversions à Jérusalem le jour de la pentecôte ! Mes frères et sœurs le message de pâques nous invite à la patience, la confiance et l’abandon source de joie !

 

Franck, diacre

Cet article a 2 commentaires

  1. Stéphanie KRAEHN

    très beaux messages… je nous souhaite de garder l’espérance de cette nuit de Pâques, persuadée que nous saurons revivre différemment après…
    Merci à vous

  2. Huard Martine

    Merci pour ces paroles de joue et d esperance

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