Communauté de paroisses catholiques

Bulletin

Octobre 2026

13 août, 19ème dimanche du temps ordinaire (année a)

Quand un enfant pleure dans la nuit, réveillé par un cauchemar, la maman ou le papa accourt et le rassure : « N’aie pas peur, c’est moi, c’est terminé… »… rassuré l’enfant s’endort… Quand on est pris d’une grande frayeur, une peur panique, et qu’on entend une voix amicale dire : « N’aie pas peur, tu n’es pas seul, je suis là »… Tout va déjà beaucoup mieux, même si le problème n’est pas encore réglé ! C’est que seul, on coule plus vite… et on s’en sort moins vite ! C’est que seul on se perd plus vite… et qu’on s’y retrouve moins vite ! Voilà pourquoi Jésus fait de nous une communauté ! Voilà pourquoi Jésus veut nous donner la confiance et la paix !

Les disciples la perdent encore facilement la confiance, la paix ! C’est qu’ils n’ont pas encore complètement découvert celui avec qui ils cheminent déjà depuis un bout de temps ! Pensez donc, ils le prennent pour un fantôme ! Et c’est là, qu’il leur demande de ne pas avoir peur !

On ne peut pas vivre dans la peur : quelle qu’en soit la raison. Quand un problème nous assaille, nous empêche de dormir, nous empêche de penser à quoi que ce soit, de faire quoi que ce soit, la vie n’est plus possible, la vie ressemble à une tempête ! Et des tempêtes, nous en connaissons tous ! Des vraies et des fausses ! Celles qui se passent dans un verre d’eau mais celles aussi qui peuvent nous engloutir complètement ! Qui n’a jamais traversé une tempête, certains le vivent peut-être en ce moment : Ce moment où on se sent complètement perdu, on ne sait plus vers qui se tourner, on se sent seul, abandonné, où l’angoisse est la seule chose que l’on puisse encore ressentir !

Tous ces moments où on a envie de crier : « Mais bon sans pourquoi ? Pourquoi moi ? Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? »

Cette question, beaucoup se la sont posée un jour ou l’autre ! Cette question est 1000 fois répétée par ceux qui affrontent des situations compliquées ou dramatiques, la guerre, la faim, la misère, les catastrophes, un deuil dramatique ! Comme c’est difficile de ne pas voir en Dieu qu’un Sauveur qui vient régler nos problèmes, nous décharger de nos responsabilités et puis qu’on range dans un tiroir une fois qu’on a plus besoin de lui ! Comme c’est difficile de ne pas rendre Dieu responsable de nos misères ! Mais Dieu n’est pas responsable de nos tempêtes… Dieu n’est pas tempête… Dieu n’est pas ouragan… Dieu n’est pas tremblement de terre… Dieu n’est pas un feu qui détruit… Dieu c’est la brise légère… Parce que la foi n’est pas magique… La foi n’enlève pas les problèmes de la vie, ce serait tellement bien, ce serait tellement plus facile, en apparence… Ce qui est trop facile est toujours à double tranchant. Car que resterait-il de notre liberté ? Nous serions obligés de croire ! Or Dieu ne veut pas s’imposer à nous, il veut que notre liberté réponde à son amour !

Dieu c’est la brise légère, qui se propose et pas qui s’impose ! Dieu est une brise légère à recevoir…

La peur des disciples vient du fait qu’ils ne font pas assez confiance. La confiance et la paix de Jésus lui vienne de ces moments de silence et de recueillement qu’il prend à l’écart, dans le désert ! Si on ne sort jamais de l’agitation quotidienne, si on ne sort jamais du bruit, du stress, de la course, du rendement, de l’efficacité, on ne peut pas ressentir cette brise légère de la présence de Dieu. Plus on court, plus on stresse, plus on panique, plus on fait mal les choses, plus on a mauvaise conscience, plus on va stresser, plus on va s’isoler, plus on est en danger. Arrêtons-nous, plusieurs fois par semaine, pour souffler, et pour laisser le Seigneur souffler sa brise légère dans nos vies… une brise qui rafraîchis, une brise qui apporte la paix, une brise qui nous soufflera les secrets de la vraie vie ! AMEN.